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La pratiques des armes anciennes

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Mise en ligne le 22/01/2015 à 10:00

Les guerriers de l’école Tenshin Shoden Katori Shinto Ryu suivaient une longue formation à la fois d’ordre moral et militaire.
Cette longue formation s’expliquait, outre le fait que les maîtres voulaient s’assurer de la fidélité de leurs élèves avant de leur dévoiler des techniques dites « secrètes », par la diversité des armes pratiquées. 

Les sabres

Le Katana (Daïto : « sabre long ») : Arme noble par excellence, celle du samouraï, le pratiquant pourra accéder à sa pratique dès l’obtention du 1er kyu. Forgée dans des aciers très résistants, la lame des katana mesure en général un peu plus de 60 centimètres. Il se porte rangé dans son fourreau (la saya) le tranchant vers le haut, à la ceinture (le obi). La tsuba (la garde) protège les deux mains du samouraï. Cependant, si les guerriers utilisaient des katana, le pratiquant utilisera un iato, et ce quel que soit son niveau. Le iato est une reproduction fidèle du katana à ceci près qu’il n’est pas tranchant. Ainsi, le pratiquant limitera les risques d’accident. Le iato est notamment utilisé dans le cadre du iai-jutsu qui est l’art de dégainer, sous-entendu l’art de dégainer et de trancher en un seul mouvement. D’autres armes s’apparentant au katana sont utilisées, notamment le wakizashi (cf. infra).

Le Wakizashi (shoto : « sabre court »): similaire au katana, il s’agit d’un sabre court (environ 30 cm) qui se manie d’une seule main. Il se porte à la ceinture, dans un fourreau, le tranchant vers le haut, et du même côté (à gauche) que le katana. L’ensemble (katana et wakizashi) est appelé daisho. Il peut être manié avec le katana et sert alors à parer les coups de l’adversaire. Cette pratique est appelée Ryotojutsu. C’est aussi l’arme utilisée lors du suicide rituel bien connu, le seppuku. L’ancêtre du wakizashi est appelé kodachi (sabre de petite taille). Il est plus fin et plus courbe que le wakizashi. Le Kodachijutsu est l’art de pratiquer le kodachi. 

Le Bokken « sabre de bois », correspond à l’exacte reproduction d’un katana (« sabre ») dans un bois dense et robuste. En Katori Shinto Ryu, le bokken est très peu incurvé, sinon pas du tout, et est utilisé sans la garde (Tsuba). Le pratiquant devra choisir son bokken avec soin car il s’agit de l’arme la plus travaillée au sein de l’école Katori Shinto Ryu. En effet, le Kenjustu, qui est l’enseignement premier de l’art du sabre, se pratique avec un bokken à l’entraînement sous la forme de kata – enchaînements codifiés de mouvements et de formes de base. Autrement dit, le pratiquant et son bokken devront finir par former une unité. Le bokken est une véritable arme qui fut notamment l’arme de prédilection d’un des plus illustres guerriers japonais, le samouraï Miyamoto Musashi (1584-1645).

Les armes longues

Le Bo (« bâton ») : le bo est un long bâton qui mesure environ 1,80m. Fabriqué dans un bois dense, le bo peut porter des coups d’une grande puissance en raison de sa taille qui permet au guerrier de décupler le bras de levier. A l’époque des Tokugawa (1603-1838), il fut utilisé par la police du Shogun face aux brigands armés de sabres. L’art de pratiquer de le bo est appelé le bojutsu.

La Naginata (la hallebarde) : proche de ce qu’on appelait au Moyen-Âge le fauchard, cette arme était utilisée sur les champs de bataille pour couper les jarrets des chevaux.

Bénéficiant d’une longueur importante (de l’ordre de 2,20m), elle pouvait également s’avérer redoutable dans un duel face à un combattant à pied. La naginata fut très appréciée par les moines-guerriers ainsi que par les femmes à partir du XVIIème siècle (utilisant des naginata plus courtes et moins lourdes appelées bisen to). L’ensemble des techniques de naginata est appelé Naginatajutsu.

Le pratiquant s’initiera à cette arme après avoir assimilé les fondamentaux du bokken et du bo. En effet, si la longueur de la naginata peut séduire le pratiquant, celle-ci rend également son maniement difficile. De même que pour le bokken, les pratiquants utilisent une reproduction en bois pour faire les kata. 



La Yari (la lance) : très utilisées par les guerriers lors de batailles rangées, cette arme, dont la longueur peut varier de 2,50 à 4 mètres, servait à désarçonner les cavaliers.
Elle est constituée d’une longue hampe de bois qui se termine par une lame aussi droite que tranchante.

Si les samouraïs se devaient de la maîtriser parmi l’arsenal de leurs techniques, elle est aujourd’hui assez peu pratiquée car elle nécessite l’assimilation de toutes les armes plus courtes (bokken, bo, naginata, kodachi).

La yari a joui d’une grande popularité à l’époque féodale et fut assimilée à la création du Japon dans la mythologie nippone – le Japon ayant été créé par l’eau salée gouttant de la pointe d’une lance. Le Sojutsu est l’art de manier la yari.